L'épaule
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MORPHOLOGIE
L’épaule est une articulation complexe, composée de l’humérus, de la scapula et de la clavicule. Elle inclut des articulations essentielles comme la gléno-humérale et acromio-claviculaire. Les muscles, notamment ceux de la coiffe des rotateurs et le deltoïde, ainsi que les tendons et ligaments, assurent sa mobilité et stabilité. Les pathologies fréquentes incluent les tendinites, luxations, arthrite et déchirures de la coiffe des rotateur.
Pathologies & Interventions
Introduction
La coiffe des rotateurs correspond aux tendons (extrémités) des muscles qui permettent de mobiliser votre épaule, et qui s’attachent sur la tête de l’humérus, ils « coiffent » l’humérus.
La tendinopathie rompue de la coiffe des rotateurs est une pathologie courante affectant les tendons des muscles qui stabilisent l’articulation de l’épaule. Elle se caractérise par une dégradation progressive et une déchirure des tendons, souvent due à des mouvements répétitifs, des traumatismes ou des conditions dégénératives liées à l’âge. Cette affection peut provoquer une douleur significative, une faiblesse et une limitation de la mobilité de l’épaule, impactant la qualité de vie et les activités quotidiennes des patients.
Pathologie de la tendinopathie rompue
La coiffe des rotateurs est composée de quatre muscles principaux : le sus-épineux, l’infra-épineux, le petit rond et le sous-scapulaire, dont les tendons entourent la tête de l’humérus, permettant la stabilité et la mobilité de l’épaule. Une tendinopathie rompue survient lorsque l’un ou plusieurs de ces tendons subissent une déchirure partielle ou complète. Les causes peuvent inclure des mouvements répétitifs, des efforts excessifs, des traumatismes directs ou l’usure naturelle des tendons avec l’âge. Les symptômes incluent une douleur aiguë ou chronique, une faiblesse musculaire, une réduction de l’amplitude de mouvement et des difficultés à effectuer des tâches quotidiennes comme lever le bras ou porter des objets.
Intervention chirurgicale
-> Réparation des tendons de la coiffe des rotateurs. En savoir +
Introduction
La tendinopathie calcifiante de la coiffe des rotateurs est une affection de l’épaule caractérisée par le dépôt de cristaux de calcium dans les tendons de la coiffe des rotateurs. Cette pathologie est courante chez les adultes d’âge moyen et peut provoquer une douleur intense, une raideur et une limitation des mouvements de l’épaule. La cause exacte de la formation de dépôts de calcium reste incertaine, mais elle est souvent associée à des microtraumatismes répétés et à des troubles de la vascularisation des tendons. Elles sont fréquentes (2 à 7% des épaules), mais le plus souvent asymptomatiques (65% des cas). Elles touchent le plus souvent les femmes, avant 50ans. La cause de ces calcifications est inconnue.
Pathologie de la tendinopathie calcifiante
La coiffe des rotateurs comprend quatre muscles principaux : le sus-épineux, l’infra-épineux, le petit rond et le sous-scapulaire. La tendinopathie calcifiante survient lorsque des dépôts de calcium se forment dans les tendons de ces muscles, le plus souvent dans le tendon du sus-épineux. La pathologie traverse plusieurs phases :
- Phase de formation : Dépôts de calcium dans le tendon, souvent sans symptômes initiaux.
- Phase de repos : Le calcium reste dans le tendon sans provoquer de symptômes significatifs.
- Phase de résorption : Le calcium est libéré dans le tissu environnant, provoquant une réaction inflammatoire intense et une douleur aiguë.
- Phase de réparation : Le tendon guérit après la résorption du calcium, mais peut rester affaibli.
Les symptômes de la tendinopathie calcifiante incluent une douleur aiguë ou chronique à l’épaule, une sensibilité au toucher, une raideur et une réduction de l’amplitude de mouvement. La douleur est souvent exacerbée par les mouvements du bras et peut être particulièrement intense la nuit.
Intervention chirurgicale
-> Acromioplastie. En savoir +
Introduction
Le conflit sous-acromial est une affection de l’épaule où il y a une compression ou une irritation des structures situées sous l’acromion, une partie de l’omoplate. Cette pathologie est fréquente chez les personnes pratiquant des sports de lancer ou des activités répétitives qui impliquent des mouvements du bras au-dessus de la tête. Le conflit sous-acromial peut entraîner une douleur significative, une réduction de la mobilité et une altération de la qualité de vie des individus affectés.
Pathologie du conflit sous-acromial
Le conflit sous-acromial se produit lorsque les tendons de la coiffe des rotateurs, notamment le tendon du sus-épineux, sont comprimés contre l’acromion pendant certains mouvements du bras. Cette compression peut résulter de plusieurs facteurs :
- Anomalies anatomiques : Un acromion de forme anormale, comme un acromion en forme de croissant ou en « bec d’aigle », peut réduire l’espace disponible pour les tendons.
- Inflammation ou épaississement du bourse subacromiale : La bourse est une petite poche remplie de liquide qui réduit la friction entre les tendons et l’acromion. Son inflammation, appelée bursite subacromiale, peut aggraver le conflit.
- Microtraumatismes répétés : Les mouvements répétés du bras au-dessus de la tête peuvent provoquer des irritations et des dégradations des tendons.
Les symptômes incluent une douleur à l’épaule, surtout lors des mouvements du bras au-dessus de la tête, une raideur, et une diminution de la force et de l’amplitude des mouvements de l’épaule. La douleur peut également être exacerbée la nuit ou lors d’activités spécifiques.
Intervention chirurgicale
-> Exérèse de calcification sous arthroscopie. En savoir +
Introduction
L’arthrose de l’épaule, également connue sous le nom de gonarthrose de l’épaule, est une maladie dégénérative chronique qui affecte le cartilage articulaire de l’épaule. Cette pathologie se manifeste par la dégradation progressive du cartilage, ce qui entraîne une douleur, une raideur et une perte de fonction de l’articulation. L’arthrose de l’épaule est souvent associée au vieillissement, mais elle peut également résulter de traumatismes antérieurs, de maladies inflammatoires ou de stress répétitifs sur l’articulation.
Pathologie de l’arthrose de l’épaule
L’arthrose de l’épaule se caractérise par une détérioration graduelle du cartilage qui recouvre les surfaces articulaires, principalement au niveau de l’articulation gléno-humérale. Cette pathologie évolue en plusieurs étapes : dans la phase précoce, le cartilage commence à s’user, entraînant une légère douleur et une raideur, souvent aggravées par l’activité physique ou l’effort. Lors de la phase intermédiaire, l’usure devient plus prononcée, avec des symptômes tels qu’une douleur persistante, une diminution de la mobilité de l’épaule, et des crépitements ou craquements lors des mouvements. En phase avancée, le cartilage est sévèrement usé, laissant les os frotter directement l’un contre l’autre, ce qui provoque une douleur intense, une raideur sévère, une amplitude de mouvement fortement réduite, et des déformations osseuses. Les facteurs de risque comprennent l’âge avancé, les antécédents de blessures à l’épaule, les maladies inflammatoires chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde, et des activités ou professions impliquant des sollicitations répétitives et excessives des épaules. Les symptômes typiques incluent une douleur persistante ou intermittente, une raideur, une réduction de l’amplitude de mouvement, et des difficultés à effectuer des tâches quotidiennes impliquant l’usage de l’épaule.
Intervention chirurgicale
-> Prothèse de l’épaule. En savoir +
Introduction
L’instabilité et les luxations de l’épaule sont des affections courantes qui surviennent lorsque l’articulation de l’épaule se déplace de sa position normale, rendant cette articulation particulièrement vulnérable en raison de sa grande mobilité. Ces conditions peuvent être provoquées par des traumatismes aigus, tels qu’une chute sur un bras tendu ou un coup direct à l’épaule, ainsi que par des microtraumatismes répétés résultant d’activités sportives ou professionnelles. Les facteurs de risque incluent des antécédents de luxation, une laxité ligamentaire congénitale, et la pratique de sports impliquant des mouvements d’extension et de rotation de l’épaule. Les symptômes typiques comprennent une douleur aiguë lors de la dislocation, une déformation visible de l’épaule, une incapacité à bouger l’articulation, et une sensation que l’épaule « sort » de son emplacement. Après une luxation initiale, une instabilité chronique peut se développer, se manifestant par des épisodes récurrents de subluxation et une sensation d’insécurité dans l’épaule. Le diagnostic de ces affections repose sur l’examen clinique, l’historique médical, et des techniques d’imagerie comme la radiographie et l’IRM pour évaluer les dommages et déterminer le type d’instabilité ou de luxation présent.
Pathologie de l’instabilité de l’épaule
L’instabilité de l’épaule se produit lorsque la tête de l’humérus se déplace partiellement ou complètement hors de la cavité glénoïdale de l’omoplate. Il existe plusieurs types d’instabilité :
- Instabilité antérieure : La plus courante, où la tête de l’humérus se déplace vers l’avant.
- Instabilité postérieure : Moins fréquente, où la tête de l’humérus se déplace vers l’arrière.
- Instabilité multidirectionnelle : La tête de l’humérus peut se déplacer dans plusieurs directions, souvent en raison de la laxité des ligaments.
Pathologie de la luxation de l’épaule
Les luxations de l’épaule surviennent lorsque la tête de l’humérus sort complètement de la cavité glénoïdale. Les luxations peuvent être classées en fonction de la direction du déplacement de la tête humérale :
- Luxation antérieure : La plus fréquente, où la tête de l’humérus se déplace vers l’avant de la cavité glénoïdale.
- Luxation postérieure : Moins courante, où la tête de l’humérus se déplace vers l’arrière.
- Luxation inférieure : Rare, où la tête de l’humérus se déplace vers le bas.
Intervention chirurgicale
-> Stabilisation de l’épaule de Bankart. En savoir +
Introduction
La fracture de la clavicule est une blessure fréquente, représentant environ 5% des fractures chez l’adulte. Une fracture de la clavicule est une rupture de l’os long et mince qui relie le sternum à l’omoplate, formant une partie essentielle de la ceinture scapulaire. La clavicule, située juste au-dessus de la première côte, joue un rôle crucial dans la stabilité de l’épaule et la transmission des forces du bras au tronc. En raison de sa position et de sa relative exposition, la clavicule est particulièrement susceptible aux fractures, qui surviennent souvent à la suite d’un traumatisme direct sur l’épaule, d’une chute sur un bras tendu, comme une collision sportive ou un accident.
Pathologie de la fracture de la clavicule
La fracture de la clavicule peut survenir dans trois segments principaux de l’os. La fracture du tiers moyen, la plus courante (environ 80% des cas), se situe dans la partie centrale de la clavicule, où l’os est le plus mince et vulnérable. La fracture du tiers latéral, localisée près de l’articulation acromio-claviculaire, représente environ 15% des cas et est souvent associée à des lésions ligamentaires compliquant le traitement. La fracture du tiers médial, rare (environ 5% des cas), se trouve près du sternum et peut entraîner des complications graves, telles que des lésions des gros vaisseaux ou des poumons.
Les symptômes incluent une douleur aiguë au site de la fracture, une déformation visible de l’épaule, une incapacité à lever le bras, ainsi qu’une enflure ou des ecchymoses. Une sensation de « craquement » peut également être présente lors des mouvements de l’épaule. Le diagnostic repose sur un examen clinique et une radiographie pour évaluer la gravité de la fracture. Dans certains cas, une tomodensitométrie est nécessaire pour les fractures complexes. Le traitement varie selon la nature et le déplacement de la fracture : les fractures du tiers moyen, non déplacées, sont généralement traitées de manière conservatrice avec une écharpe ou un bandage, suivis de rééducation, tandis que les fractures déplacées ou comminutives peuvent nécessiter une intervention chirurgicale pour aligner et stabiliser l’os, souvent à l’aide de plaques et de vis.
Intervention chirurgicale
-> Réduction ouverte et fixation interne (ROFI). En savoir +
Introduction
La fracture de l’humérus proximal est une blessure courante, particulièrement chez les personnes âgées, souvent due à des chutes sur un bras tendu. L’humérus proximal est la partie supérieure de l’os du bras, qui forme l’articulation de l’épaule en s’articulant avec la glène de l’omoplate. Ces fractures peuvent varier en complexité, allant de fractures simples et peu déplacées à des fractures complexes qui touchent plusieurs fragments osseux. La fracture de l’humérus proximal peut avoir des conséquences importantes sur la mobilité de l’épaule et la fonction du bras, nécessitant une évaluation et un traitement adaptés pour assurer une récupération optimale.
Pathologie la fracture de l’humérus proximal
Les fractures de l’humérus proximal se produisent généralement dans l’une des quatre zones anatomiques de l’os : la tête humérale, le col anatomique, le col chirurgical et les tubérosités (tubercule majeur et tubercule mineur). Selon le déplacement et le nombre de fragments osseux, ces fractures sont classées en plusieurs types :
Fractures non déplacées : Ces fractures, où les fragments osseux restent alignés, sont les plus fréquentes et peuvent souvent être traitées sans chirurgie.
Fractures déplacées : Dans ces cas, les fragments osseux se sont déplacés de leur position normale, ce qui peut nécessiter une intervention chirurgicale pour les réaligner.
Fractures en plusieurs fragments : Ces fractures complexes, où l’os se brise en plusieurs morceaux, sont plus difficiles à traiter et peuvent impliquer des lésions associées des tissus mous ou des nerfs.
Les symptômes d’une fracture de l’humérus proximal incluent une douleur aiguë à l’épaule, une incapacité à bouger le bras, un gonflement et parfois une ecchymose. Il peut également y avoir une déformation visible, en fonction de la gravité de la fracture. Le diagnostic est généralement établi par un examen clinique et confirmé par une radiographie, qui permet de déterminer l’emplacement et la gravité de la fracture. Dans certains cas, une tomodensitométrie (scanner) peut être nécessaire pour mieux visualiser les fractures complexes ou planifier une intervention chirurgicale.
Intervention chirurgicale
-> Ostéosynthèse de l’humérus proximal. En savoir +
Introduction
La fracture de l’omoplate, ou scapula, est une blessure relativement rare, représentant moins de 1% des fractures osseuses. L’omoplate est un os large et plat situé dans le haut du dos, jouant un rôle crucial dans la mobilité et la stabilité de l’épaule. Les fractures de l’omoplate résultent généralement de traumatismes violents, tels que des accidents de la route, des chutes de hauteur ou des impacts directs lors de sports de contact. En raison de la protection naturelle offerte par les muscles et les autres structures de la ceinture scapulaire, ces fractures sont souvent associées à d’autres blessures graves, telles que les fractures des côtes ou des lésions pulmonaires.
Pathologie
Les symptômes d’une fracture de l’omoplate incluent une douleur intense au niveau de l’épaule et du haut du dos, une difficulté à bouger le bras, une enflure et des ecchymoses. Les patients peuvent également présenter une déformation visible de l’épaule ou du dos.
Les fractures de l’omoplate peuvent être classées en fonction de leur localisation dans l’os :
- Fractures du corps de l’omoplate : La partie la plus large et la plus plate de l’omoplate. Ces fractures représentent environ 50-60% des cas.
- Fractures du col de l’omoplate : Situées près de l’articulation gléno-humérale, où l’omoplate s’articule avec la tête de l’humérus. Ces fractures sont moins fréquentes mais peuvent affecter la stabilité de l’épaule.
- Fractures de la cavité glénoïdale : La cavité qui forme l’articulation de l’épaule avec la tête de l’humérus. Ces fractures peuvent altérer la congruence articulaire et la fonction de l’épaule.
- Fractures de l’épine scapulaire, du processus coracoïde et du processus acromial : Ces structures saillantes de l’omoplate peuvent être fracturées par des impacts directs.
La prise en charge des fractures de l’omoplate varie en fonction de la localisation et de la gravité de la fracture. Les fractures non déplacées du corps de l’omoplate peuvent souvent être traitées de manière conservatrice avec un repos, une immobilisation temporaire et de la rééducation. En revanche, les fractures déplacées ou celles impliquant l’articulation gléno-humérale peuvent nécessiter une intervention chirurgicale pour rétablir l’anatomie de l’os et assurer une récupération fonctionnelle optimale.
Intervention chirurgicale
-> Ostéosynthèse de l’omoplate. En savoir +
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